Un robinet qui fonctionne ne prouve pas qu'une villa peut légalement utiliser son puits. Le dossier doit identifier qui prélève l'eau, quel puits l'alimente, à quoi sert l'eau, quel volume est prélevé et quel suivi existe.
Le règlement 4/2026 du ministère de l'Énergie et des Ressources minérales distingue l'eau souterraine utilisée pour une activité économique de certains usages non commerciaux. Les opérateurs du tourisme, du logement et d'autres activités commerciales demandent une autorisation commerciale d'eau souterraine, appelée Izin Pengusahaan Air Tanah, via le portail indonésien d'autorisation des entreprises en ligne (OSS). Certains utilisateurs non commerciaux demandent à la place une approbation d'usage appelée Persetujuan Penggunaan Air Tanah. L'exception sous 100 m³ par mois vise dans ce texte les besoins essentiels quotidiens par ménage ou groupe ; elle ne doit pas servir à déclarer automatiquement exempt le puits exploité par une villa commerciale.
La confusion vient du mélange entre le bâtiment et son usage
Une villa peut ressembler à une maison tout en étant exploitée comme hébergement touristique. L'autorisation applicable dépend de l'usage réel et du demandeur, pas du style du bâtiment ni du nom figurant sur une facture d'électricité.
Le règlement cite expressément le tourisme, les zones touristiques et les autres services, ainsi que le logement, les bureaux et les zones commerciales parmi les activités qui relèvent de l'autorisation commerciale. Il traite séparément les approbations non commerciales et les rares situations où cette approbation n'est pas requise.
La première question est donc :
L'eau de ce puits sert-elle à une activité économique, aux besoins essentiels d'un ménage, à un autre usage non commercial, au drainage d'un chantier, au suivi ou à la recharge de la nappe ?
Ne commencez pas par le chiffre de 100 m³. Qualifiez d'abord l'usage. Par exemple, un forage qui alimente les chambres, la piscine et le personnel d'une villa reste lié à une activité d'hébergement commercial, même si le compteur affiche moins de 100 m³ pendant un mois. Ce seul chiffre ne prouve pas l'exemption domestique.
Ce que l'acheteur doit identifier avant de signer
Pour chaque puits, consignez :
- position sur plan et coordonnées décimales ;
- emplacement physique, profondeur, dessin de construction et état visible ;
- date de forage et entreprise de forage si connues ;
- titulaire/opérateur et entité qui paie les taxes ou redevances ;
- usage réel : ménage, clients, personnel, piscine, irrigation, chantier/rabattement ou mixte ;
- estimation en m³/jour et historique mensuel du compteur ;
- numéro du permis/de l'approbation, autorité, émission et expiration ;
- compteur, puits de recharge et preuves de suivi/déclaration ;
- historique d'inspection, avertissement, amende ou plainte ;
- solution d'approvisionnement de secours et mesures prévues en cas de fermeture ou de mise en conformité.
Si le vendeur ne sait pas localiser le puits ou identifier le titulaire du document, la mention « eau comprise » ne répond pas à la vérification préalable.
Les pièces et l'autorité compétente dépendent de l'usage
Pour l'approbation non commerciale décrite par le Permen ESDM 4/2026, le dossier comprend notamment l'identité, l'adresse, les coordonnées décimales, l'usage prévu, le débit en m³/jour, l'engagement de construire un puits de recharge lorsqu'il s'applique et le plan de construction. L'autorité peut limiter le volume de prélèvement autorisé selon la zone de conservation et les données hydrogéologiques.
Pour une activité économique, la demande passe par OSS, tandis que les exigences détaillées relèvent aussi des règles de licence sectorielle fondées sur le risque. Il n'existe donc pas une autorité, un document ou un délai unique que l'on puisse promettre pour tous les sites.
Un ancien puits irrégulier doit être examiné sans attendre
Le règlement crée des mécanismes de régularisation et d'amende administrative pour certaines utilisations d'eau souterraine sans autorisation ou avec un document expiré. Le délai de trois ans de son article 15 est formulé pour la Persetujuan Penggunaan Air Tanah relevant de l'usage non commercial ; il ne faut pas l'appliquer automatiquement à l'Izin d'une villa commerciale. Pour un puits exploité à des fins commerciales, l'autorité compétente et un spécialiste doivent confirmer la procédure de régularisation, l'amende éventuelle et les délais applicables.
À la date de cette revue, il ne faut pas présenter l'article 15 comme une amnistie encore ouverte. Un ancien puits irrégulier doit être confié sans attendre à un spécialiste afin de déterminer son statut, l'amende éventuelle et la marche à suivre : demande de régularisation, fermeture ou remplacement.
L'autorisation n'est pas la dernière étape
Pour la voie non commerciale, les obligations du règlement comprennent le respect des conditions techniques, la pose d'un compteur en sortie sauf pour un puits de suivi, la construction d'un puits de recharge, l'accès aux inspections, le signalement des dangers, la réparation des dommages et le paiement des charges applicables. Les approbations autres que celles couvrant les besoins essentiels quotidiens sont généralement accordées pour sept ans au maximum ; sans prolongation, une approbation expirée peut entraîner la fermeture du puits dans les 30 jours calendaires.
Le contrôle peut être périodique via les rapports techniques ou ponctuel sur site. Les sanctions administratives peuvent aller de l'avertissement à la suspension temporaire puis au retrait.
Les obligations d'une autorisation d'exploitation commerciale doivent être lues dans ce permis et ses règles sectorielles. Ne pas copier une liste de contrôle conçue pour un usage non commercial dans le dossier d'un opérateur sans validation.
Cinq questions qui évitent une mauvaise surprise
- Quelle personne ou entité prélèvera l'eau après l'achat ?
- L'usage est-il économique, non commercial ou mixte, et qui l'a confirmé ?
- Le document vise-t-il ce puits, ses coordonnées, son usage et le volume de prélèvement autorisé ?
- Le compteur, la recharge, les rapports, taxes et inspections sont-ils à jour ?
- Que devient l'exploitation si le débit est réduit, suspendu ou si le puits doit fermer ?
Les réponses doivent se traduire dans le budget : raccordement au réseau ou citernes, stockage, filtration, analyses, compteur, recharge, renouvellement, honoraires et risque d'interruption de l'activité.
Questions fréquentes
Nous consommons moins de 100 m³ par mois : sommes-nous exemptés ? Pas nécessairement. L'exception du règlement vise les besoins essentiels quotidiens, pas toutes les activités touristiques.
Le propriétaire indonésien a foré il y a longtemps : la société peut-elle l'utiliser ? Il faut rapprocher titulaire, opérateur, usage, coordonnées et statut transitoire.
Nous payons une taxe sur l'eau : cela prouve-t-il l'autorisation ? C'est un indice utile, mais pas un substitut au permis ou à l'approbation applicable.
Cette note peut-elle identifier l'autorité compétente ? Elle peut aider à qualifier le cas et à préparer les preuves. L'autorité compétente et la procédure active doivent être confirmées pour le site.
sources vérifiées : 15 juillet 2026
Source primaire : Permen ESDM 4/2026. Information générale uniquement ; ce document ne constitue pas un conseil sur l'eau, l'environnement, le foncier, la construction ou les licences.
Références officielles complémentaires
Registre vérifié le 16 juillet 2026. La source officielle en vigueur et les faits du projet restent déterminants.
Deux questions à explorer ensuite
Cette question s’inscrit-elle dans un vrai projet de résidence à Bali ?
Présentez le terrain, le budget et la décision à prendre dans un brief privé. DALLEAU identifiera la prochaine étape utile du côté du propriétaire ; les sujets juridiques, fiscaux, migratoires et notariaux réglementés restent confiés aux professionnels autorisés.
Soumettre un brief privéSuivre les changements utiles
Recevez un e-mail bref lorsqu'une Note de terrain est publiée ou substantiellement mise à jour.