Deux cadres juridiques complémentaires
Le premier cadre est celui de l'immigration. La fiche E23 ne contient actuellement aucune donnée publique détaillée. Une FAQ officielle distincte sur le séjour de travail affiche des options de 180 jours, un an ou deux ans, mais ne mentionne aucun code de visa. Elle ne peut donc pas être rattachée automatiquement à l'E23. La catégorie exacte peut être E23, E25 ou un autre code en vigueur. La FAQ autorise l'activité correspondant à l'emploi approuvé et interdit tout travail qui ne correspond pas au titre de séjour.
Le second cadre relève du droit du travail. Le règlement gouvernemental 34/2021 (PP 34/2021) et le règlement du ministre du Travail 8/2021 (Permenaker 8/2021) encadrent les employeurs autorisés à recourir à des travailleurs étrangers dans les catégories prévues par la loi. Le registre du ministère indiquait toujours ces deux textes comme applicables le 13 juillet 2026.
C'est pourquoi présenter le titre de séjour temporaire, couramment appelé KITAS, comme "le permis de travail" entretient une confusion. Le titre temporaire (ITAS) décrit le séjour. L'autorisation d'exercer dépend aussi de l'emploi occupé.
Le plan d'utilisation d'un travailleur étranger (RPTKA)
Le plan d'utilisation d'un travailleur étranger (RPTKA) décrit la fonction et la durée approuvées pour l'employeur. Selon le règlement du ministre du Travail 8/2021, l'employeur doit en principe obtenir son approbation, sauf exception prévue par les textes.
Le dossier précise notamment :
- l'employeur autorisé qui utilise le travailleur étranger en Indonésie ;
- la fonction et la durée ;
- le lieu de travail ;
- le travailleur étranger ;
- le salarié indonésien chargé de l'accompagnement et du transfert de compétences, lorsqu'il est requis.
Le texte exige une formation adaptée au poste, des compétences ou au moins cinq années d'expérience pertinente et un transfert de savoir-faire vers un accompagnateur indonésien, selon le cadre prévu.
L'ordre prudent des démarches
Les sources officielles ne sont pas parfaitement alignées sur la chronologie. La FAQ eVisa demande un engagement à fournir une Notification du ministère du Travail dans les 90 jours après l'arrivée. Le Permenaker 8/2021 présente l'approbation RPTKA comme la recommandation utilisée pour le visa et le titre de séjour de travail.
La démarche prudente ne consiste donc pas à « arriver puis régulariser », mais à respecter l'ordre suivant :
- Définir l'employeur réel, la fonction, le lieu et la durée.
- Confirmer si l'approbation RPTKA ou une exception précise s'applique.
- Accomplir les démarches exigées auprès du ministère du Travail et de l'Immigration pour la catégorie exacte.
- Commencer à travailler seulement lorsque les autorisations nécessaires sont effectives.
Lorsque les pages publiques se contredisent, l'employeur doit confirmer la séquence actuelle dans le portail avant le voyage ou la prise de poste.
Durée et coût : plusieurs postes doivent être distingués
La FAQ emploi affiche actuellement des options et frais d'immigration pour 180 jours, un an et deux ans. Ces frais ne représentent pas tout le coût employeur.
Le règlement du ministre du Travail 8/2021 prévoit aussi la contribution à l'emploi d'un travailleur étranger (DKPTKA), généralement 100 USD par poste, travailleur et mois, payée par l'employeur, avec certaines exceptions institutionnelles. Il s'agit d'une contribution réglementaire, pas des honoraires d'une agence.
| Couche | Ce qu'elle contrôle | Ce qu'il faut vérifier |
|---|---|---|
| Visa d'entrée | Entrée pour le motif professionnel | Bonne catégorie et date d'utilisation |
| Titre de séjour temporaire (ITAS) et droit de retour | Séjour et entrées multiples | Validité cohérente avec la mission |
| Approbation du plan d'emploi (RPTKA) | Utilisation du travailleur par l'employeur | Fonction, durée, lieu et identité |
| Contrat de travail | Tâches et rémunération réelles | Cohérence avec le poste approuvé |
| Contribution pour travailleur étranger (DKPTKA) | Contribution réglementaire | Montant, période et éventuelle exception |
Quels postes sont ouverts ou interdits
La règle n'est pas que tout emploi hors ressources humaines serait ouvert. Le ministère maintient une liste sectorielle de fonctions accessibles dans la décision du ministre du Travail 228/2019 (Kepmenaker 228/2019), toujours indiquée comme applicable à la date de consultation.
Il maintient aussi une liste de 18 fonctions interdites dans la décision du ministre du Travail 349/2019 (Kepmenaker 349/2019). Elle vise principalement les ressources humaines, le recrutement, les relations industrielles, l'analyse de postes, le développement du personnel et certaines fonctions de sécurité au travail.
La liste officielle contient exactement les intitulés suivants : Personnel Director ; Industrial Relations Manager ; Human Resources Manager ; Personnel Development Supervisor ; Personnel Recruitment Supervisor ; Personnel Placement Supervisor ; Employee Career Development Supervisor ; Personnel Declare Administrator ; Personnel and Careers Specialist ; Personnel Specialist ; Career Advisor ; Job Advisor ; Job Advisor and Counseling ; Employee Mediator ; Job Training Administrator ; Job Interviewer ; Job Analyst ; Occupational Safety Specialist.
La fonction de photographe ne figure pas dans cette liste nationale des postes interdits. Elle n'apparaît pas non plus dans la liste sectorielle standard du Kepmenaker 228/2019, mais ce même texte permet à l'autorité compétente d'approuver une fonction non répertoriée lorsque l'employeur en démontre le besoin. Son absence dans la liste standard ne prouve donc pas une interdiction absolue. Un tournage commercial peut en outre relever des catégories C14 ou D14 et nécessiter des autorisations distinctes. Il faut vérifier la fonction exacte, le secteur, l'employeur, la procédure RPTKA et les autorisations de tournage. L'affirmation courante selon laquelle le propriétaire étranger d'une société de production pourrait gérer des photographes locaux mais ne pourrait jamais tenir un appareil n'est pas étayée par ces deux listes nationales.
Inventer un titre pour le dossier ne résout rien. L'administration peut comparer la fonction autorisée et les tâches exercées.
Ce que cela change pour une activité liée aux villas
Les tâches doivent être décrites honnêtement. La supervision stratégique, les décisions de conseil, la gestion quotidienne, l'accueil des voyageurs, la vente, la maintenance et la direction du personnel ne sont pas des synonymes.
Un fondateur étranger qui dirige chaque jour les équipes, accueille les voyageurs et vend des services ne doit pas supposer que ses parts ou son titre investisseur couvrent automatiquement ces activités. Le bon statut dépend du mandat social, de l'actionnariat, du travail réel et d'une éventuelle exception prévue par le droit du travail.
Les raccourcis les plus risqués
- Entrer avec un visa de visite et commencer à travailler parce que le dossier serait "en cours".
- Détenir un ITAS mais travailler pour une autre entité, dans une autre fonction ou dans un autre lieu sans vérification.
- Utiliser un titre investisseur pour des tâches qui constituent en réalité un emploi opérationnel.
- Prendre la facture d'une agence pour la preuve d'une approbation administrative.
- Employer seulement l'ancien nom du permis de travail (IMTA) ou l'ancien code de visa C312 sans demander quelle catégorie et quelle approbation actuelles figurent au dossier.
Ce que cela change pour un projet immobilier
Dans une villa exploitée par son investisseur, il faut définir la frontière entre la gouvernance de l'actionnaire, la supervision du projet et le travail hôtelier quotidien avant de choisir un statut. Le modèle d'exploitation doit intégrer, dès sa conception, les responsabilités de la direction et des équipes indonésiennes.
Limite : Cette synthèse est une information générale, pas un conseil juridique, migratoire, fiscal ou professionnel. Vérifiez la fiche officielle correspondant à votre passeport et à votre activité avant de payer ou de voyager.
Sources gouvernementales
- 01E23 Visa KerjaDirection générale de l'immigration de la République d'Indonésie · E23 · consulté le 13 juillet 2026
- 02Informations générales sur le visa de travailDirection générale de l'immigration de la République d'Indonésie · Informations générales sur le séjour de travail, code non affiché · consulté le 13 juillet 2026
- 03Peraturan Pemerintah Nomor 34 Tahun 2021 tentang Penggunaan Tenaga Kerja AsingGouvernement de la République d'Indonésie · PP 34/2021 · consulté le 13 juillet 2026
- 04Peraturan Menteri Ketenagakerjaan Nomor 8 Tahun 2021Ministère du Travail de la République d'Indonésie · Permenaker 8/2021 · consulté le 13 juillet 2026
- 05Keputusan Menteri Ketenagakerjaan Nomor 228 Tahun 2019Ministère du Travail de la République d'Indonésie · Kepmenaker 228/2019 · consulté le 13 juillet 2026
- 06Keputusan Menteri Ketenagakerjaan Nomor 349 Tahun 2019Ministère du Travail de la République d'Indonésie · Kepmenaker 349/2019 · consulté le 13 juillet 2026
Dates des sources : page mise à jour le . Prochaine vérification prévue le .
Nous ne fournissons pas d'autorisation de travail.
Si la question du travail s'inscrit dans un mandat de développement ou d'exploitation de villas, nous pouvons définir les fonctions nécessaires et identifier les points qui exigent un conseil indépendant en immigration et en droit du travail.
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