Les conditions d'éligibilité publiées

La fiche E33G décrit un titre temporaire destiné aux personnes qui travaillent à distance pour une société établie hors d'Indonésie. Deux justificatifs sont au cœur du dossier :

  • un contrat de travail avec une société établie hors d'Indonésie ;
  • une preuve bancaire de salaire ou de revenu d'au moins 60 000 USD par an.

La fiche demande aussi un passeport valable au moins six mois, trois mois de relevés montrant au moins 2 000 USD de ressources, une photo récente, un curriculum vitae (CV) et un itinéraire.

Dire « je travaille sur Internet » ne suffit donc pas. Le texte actuel repose sur l'existence d'une relation de travail avec une société étrangère.

Trois profils de demandeurs

ProfilLecture des critères publiés
Salarié d'une société établie hors d'Indonésie, avec un contrat étranger et au moins 60 000 USD de revenu annuel documentéCorrespond au cas central publié, sous réserve du dossier complet
Freelance, entrepreneur individuel, fondateur sans contrat de travail, consultant payé à la mission ou créateur rémunéré par des plateformesIncertain. La fiche exige un contrat de travail avec une société étrangère ; confirmez les justificatifs avant de payer
Personne rémunérée par une personne ou société indonésienne, ou vendant des services à des clients indonésiensNe correspond pas à la FAQ E33G officielle

Ce que l'E33G permet

La fiche officielle autorise le titulaire à vivre en Indonésie tout en exécutant la mission de l'entreprise étrangère, à entrer et sortir tant que le droit de retour reste valable, à voyager et à visiter famille ou amis.

Le séjour actuel est d'un an. La page détaillée de l'Immigration indique que le statut peut être prolongé et converti, tandis que le sélecteur eVisa contrôlé le 13 juillet 2026 présente cette voie comme non prolongeable. Face à cette contradiction, nous retenons la lecture la plus prudente : prévoyez un séjour d'un an sans compter sur une prolongation. Le visa doit être utilisé dans les 90 jours suivant sa délivrance.

Ce qu'il ne permet pas

La FAQ E33G officielle indique que le titulaire ne peut recevoir ni salaire, ni rémunération, ni contrepartie similaire d'une personne ou société indonésienne. Elle interdit aussi la vente de biens ou services.

SituationLecture prudente
Salarié d'une société française travaillant sur les missions de cet employeurConforme à l'objet publié si le contrat et le revenu répondent aux critères
Paiement par une société indonésienneExclu par la FAQ officielle
Vente de services à des clients indonésiensNon autorisée selon la lecture stricte publiée
Employeur étranger envoyant la personne gérer sa filiale indonésienneAnalyse différente, car le travail réel et son bénéficiaire peuvent être indonésiens
Exploitation quotidienne d'une villa à BaliCe n'est pas du télétravail pour un employeur étranger

La page détaillée introduit une nuance limitée concernant la vente, tandis que la FAQ est plus stricte. Nous retenons donc la lecture la plus prudente : aucune vente de biens ou de services en Indonésie et aucune rémunération de source indonésienne.

Demande et frais officiels

La fiche actuelle prévoit une demande directe via le portail officiel des visas électroniques, sans garant. Le montant gouvernemental annoncé est de 7 millions IDR pour l'ensemble d'un an, comprenant visa, vérification, titre de séjour temporaire (ITAS) et droit de retour.

Le délai annoncé est de cinq jours ouvrables après paiement. Il s'agit d'un objectif publié, pas d'une garantie si le dossier est incomplet, incohérent ou contrôlé manuellement.

Le statut migratoire n'est pas le statut fiscal

Les documents migratoires officiels de l'E33G ne créent et ne décrivent aucune exonération fiscale. Ils ne répondent ni à la situation fiscale personnelle du titulaire ni à l'exposition fiscale indonésienne de l'employeur étranger. Il faut obtenir une analyse fiscale distincte, datée et réalisée par un conseil qualifié avant de retenir un traitement fiscal.

Télétravailler n'est pas exploiter une villa

Une personne peut travailler à distance depuis une villa sans exploiter cette villa. La différence est essentielle.

Travailler sur les dossiers de l'employeur étranger depuis un logement loué correspond au cas central publié. Recruter le personnel de la villa, vendre des nuitées, superviser les voyageurs, gérer des fournisseurs indonésiens ou diriger une société locale d'hébergement sont d'autres activités. Elles ne doivent pas être dissimulées sous le terme télétravail.

Avant la demande

  1. Identifiez l'employeur juridique nommé au contrat.
  2. Confirmez qu'il est établi hors d'Indonésie.
  3. Faites correspondre les preuves annuelles au seuil de 60 000 USD.
  4. Identifiez toute rémunération indonésienne ou activité pour des clients locaux.
  5. Analysez la résidence fiscale séparément.
  6. Utilisez le portail officiel et conservez l'intégralité du dossier.

Ce que cela change pour un projet immobilier

L'E33G peut constituer une solution de séjour pour un salarié étranger éligible. Il ne l'autorise pas à exploiter une villa à Bali et ne remplace ni la société locale, ni les licences, ni les équipes, ni la direction nécessaires à une activité d'hébergement.

Limite : Cette synthèse est une information générale, pas un conseil juridique, migratoire, fiscal ou professionnel. Vérifiez la fiche officielle correspondant à votre passeport et à votre activité avant de payer ou de voyager.

Sources gouvernementales

Dates des sources : page mise à jour le . Prochaine vérification prévue le .

Projet immobilier

Vivre à Bali et exploiter une villa sont deux projets différents.

Si vous envisagez aussi un terrain, une résidence secondaire ou une villa destinée à générer des revenus, nous pouvons définir le bien et son modèle d'exploitation. Les questions migratoires et fiscales doivent ensuite être examinées par des spécialistes indépendants.

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